L’Algérie et ses riches
L’Algérie n’a jamais été un pays où on identifie clairement les riches algériens. Le pays a obtenu son indépendance depuis plus de 50 ans durant laquelle le régime a opté pour une économie socialiste, le terrorisme des extrémistes islamistes a pris une décennie par contre l’ouverture économique n’a été que d’une dizaine d’années.
À l’époque socialiste en Algérie, il ne faisait pas bon afficher sa fortune. Les signes extérieurs de richesse telle que collections de voitures de sport, accès aux meilleurs sites balnéaires et résidences de luxe … étaient alors réservés à une catégorie de hauts cadres de l’État algérienne. Plus tard, ces partie civile et militaire s’est fait concurrencer par une catégorie de nouveaux riches, les beggara, des éleveurs des Hauts Plateaux et des maquignons qui régnaient sur le marché local de la viande rouge!
Avec l’explosion des cours du pétro le, ces dernières années, le produit intérieur brut (PIB) a doublé. La gestion prudente de cette manne a consolidé la croissance et multiplié les opportunités d’investissements. Résultat: de solides fortunes se sont constituées.
Les nantis d’aujourd’hui consomment comme les puissants d’hier. Une résidence à l’étranger, de préférence à Monaco, à la Barbade ou – mieux encore! – en Suisse est de rigueur. La proverbiale discrétion des banques helvètes est au moins autant appréciée que le calme des rives du lac Léman.
La même discrétion est de mise en Algérie. Le must? Posséder une habitation principale à Poirson, le célèbre quartier chinois situé sur les hauteurs de la capitale, où vivent encore les figures historiques du pouvoir. Le mètre carré s’y négocie à 180000 dinars (près de 1800 euros).
Pour leurs sorties en semaine, les algériens préfèrent la table de L’Auberge du Moulin, à Chéraga, ou celle du Golf, à Dely-Ibrahim aux palaces algérois. Les enfants des milieux privilégiés fréquentent les meilleurs établissements privés du pays, avant de partir étudier dans les universités américaines et britanniques. Pour sortir le soir, le manque d’espaces appropriés quatre boîtes de nuit dignes de ce nom à Alger, pour 3 millions d’habitants pousse les riches à partir « s’éclater» le week-end dans les clubs de Barcelone et de la Costa del Sol.