L’Algérie se dote d’un consortium aéronautique

L’Algérie veut se lancer dans l’industrie aéronautique. Elle compte aligner les premiers jalons de cette industrie en se dotant d’un consortium d’entreprises dédié exclusivement à la recherche et au développement susceptible d’aboutir par la suite en une plateforme de sous-traitance de l’aéronautique et du spatial.

L’initiative de la création d’un consortium devant prendre en charge tout ce qui est en relation avec la pédagogie, la recherche et le développement, émane d’une vingtaine d’entreprises économiques, d’instituts de recherche et développement et de compagnies aériennes.
Le consortium regroupe en effet l’Institut d’aéronautique et des études spatiales de l’université Saâd-Dahleb de Blida, de la Direction générale de la recherche scientifique, de l’Agence spatiale algérienne (ASAL), de la Direction de l’aviation civile (DACM), l’Établissement national de la navigation aérienne (ENNA), l’Office national de météorologie (ONM). Il est également composé de plusieurs entreprises à l’image de Air Algérie, Tassili Airlines, Tassili Travail Aérien, Air Express, Star Aviation, de la Société de gestion de services et d’infrastructures aéroportuaires (SGSIA), et de l’Entreprise de gestion de services aéroportuaires Alger (EGSA Alger).
S’érigeant en une entité de consultation, d’orientation et de concertation scientifique, ce consortium devrait permettre à l’Algérie de disposer d’un outil performant à même d’optimiser les capacités existantes dans le domaine du transport aérien, de l’aéronautique et de l’aérospatial.
Lors de la cérémonie officielle de l’installation de ce consortium, l’Institut d’aéronautique et des études spatiales de l’université Saâd-Dahleb de Blida a reçu, à titre gracieux et à des fins pédagogiques, un prototype de l’avion challenger 300 de la firme canadienne Bombardier.
L’occasion était également pour les présents à cette cérémonie de lancer un appel aux entités formatrices pour qu’elles se focalisent davantage sur les «petits métiers» professionnels en relation avec le secteur. L’Algérie en dispose de plusieurs d’ailleurs, mais ils préfèrent exercer dans la discrétion. Somemi en est la parfaite illustration. Cette entreprise implantée à Taher, dans la wilaya de Jijel, produit en sous-traitance et depuis 2001 des pièces aéronautiques pour plusieurs constructeurs d’avions.

Source:l’Éconews

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